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lundi 7 mars 2016

Investir à la bourse, unis les investisseurs francophones de part et d'autre l'Atlantique



Investir à la bourse est passé d'un modèle payant à un modèle gratuit, suite à des problèmes légaux au Canada.

Pour, accédez à la totalité du site, il suffit de vous inscrire à la newsletter.

La philosophie du site des investissements concentré (pas plus de 20 titres par portefeuille) pour le long terme.

Nous investissons principalement sur des titres répondant aux critères de l'investissement dans la valeur et/ou à croissance rapide.

Je tiens personnellement le portefeuille Européen et Martin, le créateur du site les portefeuilles Américain et Canadien.

Notre ambition est de battre sur le long terme  de plus de 3% (annualisé), nos indices de références.

L'investisseur Européen aura un point de vue Québécois sur l'investissement en Amérique du Nord et l'investisseur Nord-Américain un point de vue européen sur l'investissement en Europe

À travers trois portefeuilles Européen, Américain et Canadien, la diversification géographique est assurée chacun de ses portefeuilles est diversifié sectoriellement.

L' ambition du site est également de fédérer les investisseurs autonomes francophones des 2 côtés de l'atlantique

Vos commentaires sur les nombreux articles déjà publier et à venir sont les bienvenus. 
Nous mettons également à votre disposition un forum afin de promouvoir les échanges entre investisseurs francophones.

À travers nos articles nous visons à informer et à former l'investisseur individuel, afin qu'il devienne un investisseur autonome.

Pour nous soutenir et afin de payer l'hébergement, je vous invite à cliquer sur les bannières publicitaires et acheter ce qui est commercialisé via le site.

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Je vous invite tous à me rejoindre sur Investir à la bourse.

Patrick.






lundi 11 janvier 2016

Bilan du portefeuille en euro

  Le portefeuille européen que je gère sur Investir à la bourse a pratiquement un an d’existence, il a débuté le 4 février 2015. En ce début d’année, l’heure d’un premier bilan est arrivée, et ce bilan est bon, meilleur que je ne pouvais l’imaginer en débutant ce portefeuille. Calculer avec la fonction Excel « Tri.paiement » le rendement est de 21,6% contre 1,1% pour mon indice de référence le STXE 600 PR.EUR (dividende et frais inclus) soit une sur-performance de 20,5%, en annualisé les rendements sont respectivement de 24%, 1,2% et 22,8%. mia 2015
La rotation des titres est restée peu élevée, le portefeuille a débuté avec 14 positions, deux sont venues s’ajouter en cours d’année et deux positions sont sorties du portefeuille.
 Sur les 14 valeurs du portefeuille 10 ont augmentés et 4 ont diminués de valeur; une position à plus que doublé de valeur avec 148%, la moins bonne position a perdu 24% de sa valeur.
 Schaltbau Holding AG est sortie du portefeuille avec un gain de 17,8% et IRCE S.p.A. avec un gain de 13,76%, ces deux valeurs sont sorties du portefeuille pour les mêmes raisons si elles répondent aux critères de l’investisseur dans la valeur, elles manquaient toute deux d’avantage compétitif. Pour ceux qui possède encore ces entreprises, IRCE peut certainement encore être conservé, mieux vaut vendre Schaltbau.

Avec un PE moyen estimé de 10,5, le portefeuille à une valorisation inférieure à celle du marché 13,85.

2016

2016 débutera avec la même volatilité que l’on connait depuis l’été dernier, les mêmes incertitudes.

Chine  - émergents

On s’aperçoit de plus en plus que la planification dite supérieure de la Chine n’est pas si supérieure que cela et que la transition de l’atelier du monde vers une économie plus orientée vers les services et sa propre population connait des soubresauts, ce qui a des conséquences négatives sur le prix des matières premières et des pays qui les produisent, mieux vaut rester à l’écart des pays émergents en ce début d’année.

États-Unis

Les États-Unis ont pour la première fois depuis longtemps relevé leur taux d’un quart de pourcent, le chômage est de 5%, s’il tombe en dessous des 5% les taux seront à nouveau augmentés progressivement de 0,25% tous les trimestres ou semestres selon les avis. Malgré cette augmentation marquée de l’économie la consommation elle n’a pas encore réellement repris. La reprise de la consommation signifiera que pour les Américains la crise est réellement derrière eux. La bourse américaine a dépassé ses sommets d’avant crise et est déjà bien valorisée, 2016 sera pour la bourse américaine une année de hausse modérée, les secteurs exportateurs pâtiront de la hausse du dollar consécutive à la hausse des taux ce qui sera bénéfique pour le secteur financier.

Europe

L’Europe connait une situation très contrastée avec des pays comme l’Allemagne et la Tchéquie qui sont en situation de plein emploi, chômage sous les 5% et d’autres pays comme la France, la Grèce ou la Slovénie ou le chômage est encore en augmentation. La banque centrale européenne fait tourner toujours plus sa « planche à billets », ce qui contraste avec les États-Unis, politique diamétralement opposée, l’Europe a débuté sa politique de « Quantitative Easing » bien plus tard que les États-Unis. Globalement la santé économique et financière s’améliore de jour en jour en Europe, l’alignement des planètes perdure, taux d’intérêts bas, inflation basse, prix des matières premières et du pétrole bas, baissent de l’euro par rapport au dollar, exportation en hausse. Les valorisations des différentes bourses restent modérées et 2016 devrait être encore une bonne année pour les bourses européennes.

  Tout comme en 2015, les capitaux continueront à s’investir en Europe en 2016 gagent de bons rendements boursiers. 

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dimanche 15 novembre 2015

Finance avenue 2015

2015 aura été une année très volatile, l’année avait pourtant bien commencé, le point haut a été atteint à la mi-avril, ensuite une lente dégradation qui s’est accélérée fin août avec un mois de septembre exécrable ensuite un bon mois d’octobre, le début novembre a connu une nouvelle dégradation.
Par rapport au plus haut d’avril les bourses ont eu un recul de 20%, en moyenne les bourses connaissent durant l’année un recul de 12%.

Les événements qui ont influencé négativement la bourse se nomment Grèce, Chine, hésitation de la banque centrale américaine, faible croissance en Europe, trop peu de relais du politique aux initiatives de Mario Draghi.

Si la bourse Américaine devrait terminer en négatif en Europe la plupart des bourses européennes devraient terminer l’année en positif.

Nous attendons encore cette année en décembre l’augmentation de 0,25% des taux de la banque centrale américaine,  le taux de chômage est de 5%; si ce n’est en décembre, ce sera au début de l’année prochaine, ce qui devrait avoir un impact positif sur le secteur financier américain.

La banque centrale européenne devrait prendre de nouvelles initiatives début décembre, nouvelle baisse des taux, extensions et/ ou prolongement des mesures de « quantitative easing ».

La Chine inquiète également, mais sans doute de manière exagérée, il n’y aura pas d’atterrissage en catastrophe hors de contrôle.
La Chine connait  une transition, entre une économie basée sur la production industrielle vers une économie de service qui représente déjà 51% de son économie. L’état chinois fera également tout pour éviter un « printemps  chinois » et n’oublions pas qu’ils disposent de réserves financières importantes qui leur laissent encore une belle marge de manœuvre.
La Chine a également bien l’intention de faire du renminbi une monnaie de réserve internationale ce qui leur donnera une plus grande indépendance financière.

Biotechnologie, préférer les biotech qui ont plusieurs produits en développement, privilégié celles qui ont déjà des phases III et qui ont une belle trésorerie pour faire face à leur  ‘cash-burn’ sans devoir  faire appel au marché et évidement une diversification dans au moins 5 biotech différentes est recommandée.

2016 s’annonce comme la prolongation de 2015 en matière boursière avec la même volatilité et une croissance économique molle s’améliorant légèrement. Les bourses européennes restent  toujours moins valorisées que les bourses américaines.

Les différents analystes se montrent assez prudents pour l’année 2016 ce qui se reflète dans leur choix d’action.

Sandra Vandersmissen, BNP Paribas Fortis Private Banking
  • Vodafone PE 41, PB 0.93, DY 5.2%
  • ASMI PE 13.1, PB 1,16, DY 1.98%
  • Ablynx PB 11
  • Solvay PE 12.2, PB 1.2, DY 3.5%
  • Delhaize PE 16, PB 1.5, DY 2%
Youry Huygen, L'Investisseur
  • Bois Sauvage PE 30, PB 1.18, DY 2,3%
  • Immobel PE 9,6, PB 1, DY 5%
  • ABN Amro entre en bourse le 20/11, DY 4%
  • Vivendi PE 36, PB 1,3, DY 7,34%
  • Cie des Alpes PE 12.6, PB 0.6, DY 2,59%
Frank Vranken, Puilaetco Dewaay Private Bankers
  • IBA PE 33, PB 7.45, DY 0.61%
  • Kinepolis PE 26.4, PB 10,2, DY 1.95%
  • Melexis PE 17.8, PB 6.6, DY 3,29%
  • Air Liquide PE 21.2, PB 3.48, DY 2.38%
  • Vodafone PE 41, PB 0.93, DY 5.2%
Vincent Jurgens, JP Morgan
  • Sanofi PE 14.3, PB 1.86, DY 3.85%
  • AXA PE 10.1, PB 0.9, DY 4.63%
  • ING PE 11.3, PB 1.12, DY 6.23%
Tom Simonts, Bolero (KBC)
  • Rio Tinto PE 15, PB 1.45, DY 6,75%
  • MdxHealth PB 3.9
Les 20 actions de Leleux présenté par Arnaud Delaunay et Thomas Stul 
  • Société Générale P/B: 0,70x, P/E: 9,50x, 0 DY: 5,00%.
  • Deutsche Bank P/B: 0,50x, P/E: 8,00x
  • Aegon P/B: 0,50x, P/E: 7,90x, DY: 5,00%
  • NN Group P/B: 0,50x, P/E: 10,20x, DY: 4,40%
  • Royal Dutch Shell P/B: 0,90x ,P/E: 12,00x ,DY: 6,90%
  • ArcelorMittal P/B: 0,23x
  • Befimmo P/B: 1,08x , P/E: 16,10x , DY: 5,50%
  • Umicore P/B: 2,00x , P/E: 17,00x , DY: 3,20%
  • Alstom P/B: 1,70x , P/E: 24,00x , DY: 2,00%
  • Schneider Electric P/B: 1,60x , P/E: 14,50x , DY: 3,50%
  • Adidas P/B: 2,90x, P/E: 22,00x, DY: 2,00%
  • Delhaize P/B: 1,50x , P/E: 16,00x , DY: 2,50%
  • Atos P/B: 2,00x, P/E: 12,50x, DY: 1,30%
  • Sanofi P/B: 1,80x, P/E: 14,00x, DY: 3,70%
  • Tubize P/B: 1,10x, P/E: 14,00x, DY: 3,70%
  • Mobistar P/B: 2,70x, P/E: 22,00x
  • Proximus P/B: 3,40x, P/E: 18,00x, DY: 4,80%
  • Danone P/B: 2,70x, P/E: 20,00x, DY: 2,60%
  • Engie P/B: 0,80x, P/E: 12,20x, DY: 6,25%
  • RWE P/B: 0,85x, P/E: 10,50x, DY: 5,00%
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la surpeformance actuelle par rapport à sont indice de Référence l'EURO STOXX Net Return est de 16%.

mardi 13 octobre 2015

Taxe sur les plus-values de moins de 6 mois, quel impact pour l'investisseur.

Nouvelle taxe de 33% sur la spéculation, quel impact sur vos investissements ?
À partir du 1er janvier 2016, le gouvernement introduit une nouvelle taxe sur les plus-values sur les actions détenues depuis moins de 6 mois de 33% et sans déduction des moins-values.
De la plus-value la TOB est déduite mais pas les frais de transaction.
Pour déterminer la période de 6 mois la méthode LIFO sera utilisée, dernier rentrer, premier sorti.
Les achat fait avant la fin de l'année ne sont pas concerné par la taxe, si vous achetez une valeur le 30 décembre et vous la vendez le 2 janvier, votre plus-value ne sera pas taxable.
La taxe ne s'applique que pas en de cas de reprise ou de retrait de la cote, ni en cas d'héritage.

==> Conseil: faites vos achats de titres avant la fin de l'année, ils ne seront pas concerné par la nouvelle taxe.

L’augmentation du précompte sur le dividende à 27% avait déjà été traité dans un article précédent.

Seules les actions à l’exception des SIR et des PRICAF,  les certificats,  les warrant et produit spéculatif tels les Turbo, Speeder, Sprinter coté en bourse et dont les sous-jacent sont une ou plusieurs actions côté en bourse sont concernées.
Ne sont pas concernée les obligations, les obligations convertibles les fonds, les sicav, les ETF, la gestion de fortune, les CFD.
C'est la devise locale qui est concernée, ainsi pour des actions achetée en bourse de New-York vous faite  une plus-value de 3% en dollar, mais une moins value de 2% en euro, vous serez taxé sur la plus-value en dollars.

Seul le petit porteur est concerné par cette nouvelle taxe, rappelons que la TOB forfaitaire était censé remplacé la taxation des plus-values, nous payons aussi le précompte mobilier de 27% sur les dividendes et en tant que copropriétaire l’impôt des sociétés de 33,99%.

Ce seront aussi les petites sociétés qui seront touchées, trop peu liquides pour les fonds, ce sont les particuliers qui y investissent, ces sociétés auront plus de difficultés pour se financer, devront réduire leurs investissements ce qui aura une conséquence négative pour l’emploi.

Les petits porteurs réduiront le nombre de transactions ce qui réduira d’autant la TOB et seront poussés vers des investissements plus spéculatifs.

On peut logiquement se demander si ce genre de taxe rapportera quelque chose à l’état.

C’est avant tout une taxe purement idéologique et dont les effets pervers auront des conséquences négatives pour le budget de l’état. C’est typiquement une mesure « perdant, perdant ».

Dans ce tableau je tiens compte des frais 0,25% avec un minimum de 6€ et un maximum de 50€, de la taxe sur les opérations boursières (TOB) de 0,27% et de la taxe sur la spéculation s’il y a lieu.
Le capital initial est de 1000€ et investi en action pendant 10 ans avec "rebalancing" tous les 181 jours (la taxe s’applique détention moins de 6 mois), tous les 183 jours (plus de 6 mois, la taxe ne s’applique pas et tous les ans. La 1ère colonne est en pour-cent, la 2ème en euros.




5% 10% 15% 20% 25%
- 6 mois 0.89% 1093 4.44% 1542 7.92% 2143 11.31% 2922 14.63% 3922
+ 6 mois 1.58% 1170 6.91% 1952 12.11% 3138 17.19% 4889 22.19% 7444
1 an 3.22% 1374 8.39% 2239 13.47% 3541 18.50% 5465 23.51% 8268

Il ressort très clairement de ce tableau que cette taxe aura un impact très négatif sur les opérations à moins de 6 mois et plus généralement que la multiplication des opérations obère le rendement.

La taxe ne touchera pas seulement les spéculateurs, mais aussi celui qui gère son portefeuille en bon père de famille qui parfois en raison d’une saine gestion doit vendre une valeur qu’il détient depuis moins de 6 mois.

Si les frais et la fiscalité ont un impact non négligeable sur le rendement total de notre portefeuille, un choix judicieux des titres composant notre portefeuille l’est davantage.



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lundi 27 juillet 2015

Un précompte augmenté à 27%, quel impact pour l'investisseur.

Le « Tax-Shift » que vient de décider le gouvernement belge à un impact sur les investisseurs.
Le précompte mobilier va augmenter de 25% à 27% et une taxation des plus-values, sur les titres détenus moins de 6 mois, sera introduite.

Les modalités de la taxation des plus-values n’étant pas encore connues, je n’envisagerai ici que l’augmentation du précompte.

L’impact des frais de transaction et de la fiscalité est bien plus important que ce qu’imaginent la plupart des investisseurs.

Illustration avec un exemple purement théorique.

  • · Performance brute annualisée varie de 10 à 25%
  • · Dividende: 0% ou 2% dans ce cas je déduis 2% de la performance brut
  • · Capital initial : 1000€
  • · Durée de l'investissement: 25 ans
  • · Nombre annuel de transactions, 1 
  • · Frais minimum par transaction : 6€
  • · Frais variable par transaction : 0.25%
  • · Frais maximum par transaction : 50€
  • · Précompte mobilier libératoire sur le dividende 25% et 27%
Dans cet exemple, le renouvellement du portefeuille est annuel, les frais sont comptés à l’achat comme à la vente. S’il y a lieu, le dividende annuel sera encaissé et précompté au milieu de l’année.

Les frais par transaction sont de 0,25% avec un minimum de 6€ et un maximum de 50€.

10%
8% + 2% PM 25%
8% + 2% PM 27%
       8,116
       7,409
       7,335
8.73%
8.33%
8.29%
15%
13% + 2% PM 25%
13% + 2% PM 27%
     25,101
     23,405
     23,172
13.75%
13.43%
13.39%
20%
18% + 2% PM 25%
18% + 2% PM 27%
     74,559
     70,830
     70,122
18.81%
18.57%
18.52%
25%
23% + 2% PM 25%
23% + 2% PM 27%
   211,555
   204,586
   202,551
23.87%
23.70%
23.65%
Nous retrouvons dans le tableau le rendement net en valeur et le pourcentage annualisé correspondant à un taux de rendement brut sans dividende et avec dividende précompté à 25 et 27%.



Ce que nous constatons en premier lieu, la magie des intérêts composés, « la force la plus puissante de l’univers » aurait dit Albert Einstein.

Au plus le rendement est bas au plus frais et fiscalité pèsent.

Après 25 ans un investissement de 1 000€ à un taux de 10%, se monte à 8 116€ si le taux est de 25% il se monte à 211 555€.

Il est donc intéressant de choisir un intermédiaire financier avec des frais modérés.

Nous voyons aussi qu’il vaut mieux choisir des actions qui ne distribuent pas de dividende, car le frottement fiscal obère notre profit.

Si les frais et la fiscalité ont un impact non négligeable sur le rendement total de notre portefeuille, un choix judicieux des titres composant notre portefeuille l’est davantage.


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jeudi 18 juin 2015

Quand vendre une action et pourquoi ?

Cet article participe à l’événement inter-blog “Quand vendre une action” organisé par Ben du blog BourseEnsemble.com.

La vente doit se faire avec le même soin que l’achat.

La réponse la plus simple est de vendre quand la valeur ne correspond plus à votre thèse d’investissement.
  • Que ce soit parce que vous vous êtes trompé, l’humilité est une vertu pour l’investisseur.
  • Que l’entreprise ne correspond plus à vos critères d’investissement, changement non prévisible 
  • Que son évolution boursière positive aille au-delà de vos espérances et que la dynamique de croissance est épuisée.
  • Vous avez trouvé une meilleure alternative, arbitrage.
  • Rééquilibrer votre portefeuille, ventes partielles
  • Que le secteur n’est plus favorable à un investissement cf. secteur pétrolier.
  • Ou encore, car l’environnement macro-économique est négatif et qu’il n’est pas propice à un investissement boursier 
Chaque investisseur à sa propre philosophie d’investissement et donc ses propres critères. Il faut savoir se projeté sur le long terme et ne pas se laisser aller à la facilité du court terme.

Un investisseur dans la valeur vendra quand la valeur boursière sera supérieure à la valeur intrinsèque, un investisseur dans le momentum vendra quand le momentum deviendra négatif.

Si les marchés étaient efficients, la seule manière d’investir serait le Buy&Hold et il n’y aurait pas de raison de vendre.

Si nous pouvons vendre une valeur c’est que quelqu’un d’autre l’achète et chacun pense avoir fait une bonne transaction, car les philosophies de placement des différents acteurs du marché peuvent être très différentes, ainsi l’investisseur dans la valeur vendra une action que l’investisseur dans croissance sera très satisfait d’acheté.

  • Ce qu’il ne faut pas faire c’est vendre, car vous avez une plus-value de 10 ou 20%, cela vous empêchera d’avoir une plus-value de 50%, 100% ou plus ; trop souvent les gens vendent beaucoup trop vite.
  • Il ne faut pas non plus vendre quand tous les autres vendent et ainsi adopté un comportement moutonnier, surtout s’il n’y a aucune raison objective, à ce moment l’investisseur comportementaliste ou contrariant fera de bonnes affaires. 
  • Vendre au seul motif qu’une action à beaucoup baissé, alors que les fondamentaux n’ont pas changé, se serait plutôt une occasion de se renforcé à bon prix.
  • Vendre simplement parce qu’une action a beaucoup monté, mais si les fondamentaux sont bons pourquoi vendre ?
L’agitation de beaucoup d’investisseurs est le plus souvent vaine, accumuler les achats et les ventes donnent le sentiment d’agir, mais bien souvent le seul résultat ce sont des performances médiocres, la patience pour l’investisseur est une vertu aussi bien à la vente qu’à l’achat.

Trop d’investisseurs débutants vendent au plus bas et achètent au plus haut tout simplement, car ils suivent les mouvements de la foule, car ils n’ont pas pris le temps d’investir en eux.

Les fluctuations incessantes de la bourse ne doivent pas influencer l’investisseur, la connaissance conduit à plus de sérénité.


Articles participant à l’événement inter-blog


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jeudi 26 mars 2015

De l'homo sapiens à l'homo investicus




L’homo sapiens (l’homme moderne) est apparu il 200 000 ans et le dernier grand changement, la révolution cognitive a eu lieu il y a 70 000 ans.

Notre cerveau est celui d’un chasseur-cueilleur. L’homme ne pouvait pas survivre seul, il chassait en groupe.

Le spéculateur à court terme suit toujours la tendance et s’il s’aperçoit au moyen de son arsenal d'indicateurs techniques/graphiques qu’il y a un changement, il saute aussitôt sur la nouvelle tendance.

Il adopte donc une mentalité de troupeau et suit tous nouveaux mouvements.

Le chasseur doit-être attentif à tous changement et le reste du groupe doit suivre le mouvement instantanément et être réactif face à la charge d’un taureau ou aux coups de griffes d’un ours.

Les chasseurs ont l’habitude de chasser toujours au même endroit, ils savent quand le gibier vient s’abreuver au point d’eau. Mais si le point d’eau se tari et qu’il n’y plus de gibier ?

Le spéculateur savait que dès que le Franc Suisse s’écartait trop de l’euro la banque centrale intervenait, jusqu’au jour la BNS n’est plus intervenue et celui qui spéculait avec un levier de 50 ou 100 s’est retrouvé ruiné.

Le chasseur-cueilleur tout comme le spéculateur à court terme se caractérise par une mentalité grégaire, l’importance apportée au dernier changement, le biais de familiarité et de vivre au jour le jour.



Au long des millénaires l’homme a appris, plutôt que de simplement partir à la cueillette, il pouvait stoker les graines et au bon moment les semer pour récolter quelque mois plus tard plus de graines qu’il en a semées, il a perfectionné sa technique en utilisant de l’engrais ou en irriguant.

L’investisseur plus sophistiqué sait qu’il ressort de l'étude du passé, qu'une mauvaise récolte, sera suivie d'une bonne récolte et qu’à la pénurie succédera l’abondance.

C’est la loi bien connue du retour à la normale, ce que l’on ne sait pas c’est quand ce retour à la normale se fera.

La stratégie de l’investissement dans la valeur ce n’est finalement qu’une application de cette loi, acheter une action à la moitié de son prix, sous sa valeur intrinsèque et la revendre quand le marché valorisera l’action à sa juste valeur ou plus haut.

Mais là aussi nous avons les pièges de l’investissement dans la valeur, certaine entreprise feront faillite ou resteront éternellement dans les limbes.

Nous avons aussi les investisseurs qui achète cher pour revendre encore plus cher, ce n’est en rien contradictoire avec la loi du retour à la normale, car avant ce retour des années peuvent se passer.

Ce type d’investissement repose sur un autre biais psychologique, la difficulté de changer d’opinion, la résistance au changement. Quand depuis plusieurs mois une action monte, elle aura tendance à continuer à augmenter, c’est le momentum on achète parce que tout le monde achète, à nouveau le comportement grégaire.
 C’est le genre de mouvement qui finissent par provoquer des bulles, cfr. La folie des dot.com de l’an 2000 ou des entreprises pratiquement sans actif atteignait des sommets toujours plus hauts.

L’investisseur rationnel peut mixer la stratégie de l’investissement dans la valeur et dans le momentum, ainsi il aura acheté une action bon marché et qui a un bon momentum, c.àd. une action dont le retour à la normale est déjà entamé.


L’investisseur doit-être conscient de sa condition humaine, de son émotivité de son irrationalité.

Quelques biais psychologiques qui nous empêchent d'être de bons investisseurs.


  • Le déni : nié la réalité surtout quand ce sont des convictions que nous avons depuis longtemps. Quand les faits changent, nous devons changer notre opinion.
  • Le biais du propriétaire, nous accordons une plus grande valeur à une chose que l’on détient qu’à cette même chose si on devait l’acheter.
  • La pensée magique : nous agissons comme si notre pensée pouvait avoir une influence sur la réalité.
  • La surestimation : nous avons tendance à nous croire plus intelligent que l’on est réellement.
  • L’aversion aux pertes, nous réagissons plus fortement aux pertes qu’au gain. On investira plus facilement dans des obligations à haut risque que dans des actions peu risquées, car nous savons tous que les actions sont plus risquées que les obligations ou encore le fameux ‘pas vendu pas perdu’.
  • Le passé récent sera le futur récent : le pétrole restera bas tous comme l’inflation ou les taux d’intérêt, ce biais nous fait perte de vue, que la plupart des choses sont cyclique.


Nous devons admettre notre irrationalité, la connaitre et la mettre à notre service.

C’est l’irrational qui a permis à l’homme de s’adapter et de survivre, sans irrationnel comment imaginer de nouvelles choses, trouver de nouvelles solutions ...



Sites participant à l’événement inter-blog


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